Courriel Pinterest Tumblr Stumbleupon Digg Delicious Reddit

Intégrer: 123
Lien:

Nouvelles & politique

3,336 vues

VINCENT CASSEL et le Chef RAONI - STOP BELO MONTE : le spot de Planète Amazone signé Jan Kounen

Publiée le 8 août 2013 à Marco à 52 vidéos S'abonner à la chaîne

Vincent Cassel s'engage auprès du Cacique Raoni, Chef du peuple Kayapo (Pétition : http://raoni.com/signature-petition-contre-belo-monte.php), pour marquer son opposition au barrage de Belo Monte, dans un spot réalisé par Jan Kounen pour l'ONG Planète Amazone.

Le spot contient des extraits du film Alma de Patrick Rouxel et de spots de l'ONG américaine Amazon Watch (images : Todd Southgate) ainsi que des séquences originales de Gert-Peter Bruch.

Ont participé à la création du spot de Planète Amazone "Stop Belo Monte":
Gert-Peter Bruch, Béatrice Roy, James Amon, Anny Danché, Rodolphe Chabrier, Yann Bey, Jean-Louis Blérol, Yoann Copinet, Mehdi Houfani, Jean-Jacques Hertz, Yoan Jacckel, Jean-Marc Pannetier, Sabrina Savary Shirin, Lorraine Sourdille,

Merci à : Amonimage, Dubbing Brother, Dum Dum Films, Mac Guff, Tawak Pictures, Xtrack, almathefilm.com,

Spot « STOP BELO MONTE » de Planète Amazone : entretien avec Jan Kounen

« On ne se rend pas assez compte de notre puissance pour agir sur ces problèmes en tant que consommateurs » Contacté par Planète Amazonie pour réaliser le spot de la campagne « URGENCE AMAZONIE », où il retrouve « avec grand plaisir » Vincent Cassel, le cinéaste français Jan Kounen n'a pas hésité : « Cela nous concerne car nous sommes en partie responsables de cette déforestation et que nous ne le savons pas assez. La situation est grave pour les indiens, la forêt et la planète. »

Quel message avez‐vous voulu faire passer à travers ce spot ?

Jan Kounen : « On explique que le barrage de Belo Monte est un cheval de Troie. A partir du moment où il va être mis en place, les indiens vont être déplacés et la forêt va être dévastée. Et ce barrage est loin d'être le seul problème. Il y a aussi de la déforestation. Chaque année, on perd l'équivalent de la surface de l'Autriche en forêt amazonienne pour faire du soja et de l'élevage qui nous reviennent à travers différents produits de consommation. Il s'agit d'un spot de sensibilisation pour que les gens puissent rejoindre Planète Amazone, récolter plus d'informations sur Internet et pouvoir agir, boycotter certains produits pour faire pression, comme on peut, sur nos industries.

Comment sensibiliser encore plus le grand public à cette cause ?

Les gens sont sensibles aux problèmes des populations indigènes et aux causes défendues par le Cacique Raoni. Mais ses visites doivent aussi nous permettre de mieux comprendre les mécanismes. On a tendance à penser que cela se passe au
fond de l'Amazonie et que cela ne concerne que les Brésiliens. Mais il faut savoir que beaucoup d'entreprises françaises sont liées à tout ça, même au barrage de Belo Monte où la France va sûrement fournir les turbines et son savoir faire. Dans notre vie quotidienne, par l'achat de certains produits, nous participons donc indirectement à la déforestation et aux grands projets industriels qui dévastent la forêt et les peuples amazoniens.

En tant que citoyen, quels gestes réalisez‐vous au quotidien pour agir ?

Dès que je vais acheter du bois, je vérifie son origine certifiée. 40% du bois exotique vient de coupes illégales. Donc déjà, j'ai éliminé l'idée d'avoir quoi que ce soit en bois exotique. Je suis aussi devenu végétarien voilà un an car la consommation de viande est un gouffre pour la planète. C'est un problème qui touche la forêt amazonienne. Nous ne mangeons pas de viande amazonienne mais nos vaches le font, cet élevage est fait pour cela. Je fais déjà attention aux produits que j'achète, donc, mais j'ai découvert encore beaucoup de choses en réalisant ce spot. Je me suis rendu compte que je connaissais seulement la partie émergée de l'iceberg. Il y a une multitude de produits concernés. Le cuir de nos chaussures, par exemple, peut venir directement de là‐bas. En tant que consommateurs, on ne se rend pas assez compte du poids et de la
puissance que l'on a. Nous sommes dans une société ou si vous n'achetez pas un produit, ceux qui le fabriquent ne peuvent pas le vendre et arrêtent de le fabriquer. C'est en touchant les entreprises par ce biais‐là, une forme de boycott avec la petite action de chaque individu, que l'on pourra faire changer le marché et protéger la forêt.

La consommation doit‐elle devenir une forme d'acte citoyen ?

J'ai l'impression qu'on aura plus à faire passer ce message à notre génération qu'à la jeunesse qui, naturellement, est peut-être un peu plus sensibilisé. Pour l'instant, c'est notre génération qui a le pouvoir d'achat et si on veut faire changer les choses, il faut faire pression pour être une force à la fois sur le marché, la politique et l'information. Ce sont des actes simples, en fait. On a une multitude de produits qui nous sont proposés sur lesquels il faut s'informer et tenter de mettre un peu d'éthique.

vincentcasseletlechefraonistopbelomontelespotdeplanèteamazonesignéjankounen

Suggestions

Charger plus de vidéo