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La Révolution Française - Québécois
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Publiée le 22 décembre 2009
Née d'une mutation des Sinners, à l'automne 1968, la Révolution Française ne tardera pas à se tailler une place dans le paysage musical de la fin des années 60. François Guy, Louis Parizeau, Georges Marchand et... ( plus )
Née d'une mutation des Sinners, à l'automne 1968, la Révolution Française ne tardera pas à se tailler une place dans le paysage musical de la fin des années 60. François Guy, Louis Parizeau, Georges Marchand et Arthur Cossette associent d'abord leur destinée à maison de disques Canusa, déjà bien implantée sur la scène locale par le chanteur et réalisateur Tony Roman. Après un premier 45 tours et une participation au "Réveillon chez la famille Canusa", le quatuor lance un microsillon qui fait preuve d'une certaine audace. En effet, un long monologue chanté de 22 minutes occupe toute la face B de l'album "C-Cool". Ces expériences sont choses relativement courantes chez Canusa et ses étiquettes affiliées, A1 et Révolution. Les albums "Expérience 9" (une réédition de "Maledictus Sound" de Jean-Pierre Massiera dont les titres sont francisés), les "Reels psychadéliques" (sic) I et II viennent bientôt compléter ce tableau éphémère. Mais même en cette époque d'expérimentation, de telles initiatives ne sont pas garantes d'un succès massif. La pièce titre "C-Cool", lancée sur 45 tours en version abrégée et couplée à "Et la terre tournera", apporte à peine au quatuor une reconnaissance dans le milieu artistique.

Il faudra attendre l'été suivant et un nouveau remaniement au sein des musiciens avant que la Révolution Française ne puisse vraiment s'illustrer. Le trio, formé à ce moment de François Guy, Richard Tate des Mersey's et Angelo Finaldi, antérieurement de Trixie & the In-Mates, se voit alors propulsé aux sommets des palmarès avec la chanson "Québécois" qui est aussitôt reprise en choeur dans de nombreux rassemblements à saveur indépendantiste. L'impact de la chanson dépasse même les desseins de ses créateurs et devient un temps l'hymne officieux des Québécois. D'ailleurs une version internationaliste intitulée "Americas" dans laquelle on voit poindre une certaine globalisation utopique à l'échelle continentale, connaîtra une diffusion toute confidentielle.

Le trio ne se remettra jamais vraiment de ce succès qui se trouve porté par des circonstances extérieures au groupe. D'autres changements de personnel marquent leurs 45 tours suivants, en 1970 et 1971: "Y mouille à sciaux", "Le temps de la révolution", puis une adaptation funky de "Au clair de la lune", etc. passeront presque inaperçus. François Guy forme bientôt un nouveau trio du nom de John, James et François au sein duquel on retrouve Jay Boivin, un des membres initiaux des Sinners. Richard Tate et Angelo Finaldi s'envolent bientôt pour l'Europe et font équipe avec Johnny Hallyday pendant un certain temps. À leur retour, Angelo collabore aux albums de plusieurs artistes dont Nanette Workman tandis que Richard s'implique dans divers projets internationaux. Les trois musiciens de l'époque glorieuse de la Révolution Française graveront éventuellement des albums en solo.

Après trente ans de silence, si ce n'est la diffusion prévisible de "Québécois" dans les émissions de radio nostalgie, plusieurs chansons de la Révolution Française refont surface sur les albums récapitulatifs "Les Sinners/La Révolution Française Vol.1" et "Vol.2" parus à l'hiver 2001-2002.

Le groupe était constitué de:

* François Guy: voix, guitare (1968-1970)
* Richard Tate: batterie, voix (1969-1971)
* Angelo Finaldi: guitare, voix (1969-1971)

Le groupe a aussi compté dans ses rangs:

* Jean-Guy 'Arthur' Cossette: guitare (1968-1969)
* Daniel 'Ringo" Laurendeau: batterie (1968)
* Georges Marchand: guitare, voix (1968)
* Louis Parizeau: batterie (1968-1969)
* Louis St-Antoine: guitare, voix (1970) ( moins )
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